TakaisinPensée

Sculpter son temps

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J'ai toujours été un explorateur. Pas le genre à planter un drapeau et à rester sur place, mais celui qui veut voir ce qu'il y a derrière la prochaine colline. Code, photographie de rue, curation d'art, systèmes complexes...

Au début, je voyais ça comme de la dispersion. Fige devant un ordinateur le jour, flâneur avec un appareil photo la nuit, entrepreneur entre les deux. Mais j'ai réalisé que la joie ne se trouve pas dans une seule de ces boîtes. Elle se trouve à l'intersection. C'est là que l'argile prend forme. C'est là que je me sens vivant.

Le problème, c'est que les journées ne font que 24 heures. Entre les projets, le développement de mon "lab", et la vie tout court, essayer de tout faire entrer ressemble à vouloir faire tenir un océan dans une tasse de thé.

La question devient : Comment faire de la place pour ce qui nourrit vraiment l'âme ?

Pour moi, la réponse revient à mon principe directeur : la simplicité. Ce n'est pas faire plus. C'est faire moins, mais mieux.

  1. Audit brutal : Je dois être honnête avec moi-même. Où partent vraiment ces heures précieuses ?
  2. Micro-doses : Je n'ai pas besoin d'une journée entière pour créer. 15 minutes d'échecs, 30 minutes de Call of Duty, une heure d'ordinateur, une marche en forêt. Ce sont les petits coups de ciseau qui font la sculpture.
  3. Le coût du "Oui" : Dire "oui" trop vite est mon défaut. Apprendre à dire "non" aux choses qui drainent mon énergie est la seule façon de protéger l'espace créatif.

Je ne peins pas encore (bien que la moitié de mes amis soient peintres), mais je sculpte mon temps. Et c'est peut-être l'art le plus difficile à maîtriser.

This piece captures my thinking at the time of writing. Like everything living, my perspectives evolve. What is true for me today might not be tomorrow. If you find an error or want to discuss, feel free to reach out.